16904685_600667926789863_1393909461080643800_o

Ce samedi 22 avril c’est la troisième édition du Battle de Vaulx, un concours international qui laisse s’affronter en équipe les meilleurs crews des quatre coins de la planète. Une manifestation imaginée par le Bboy Lilou, qui souhaite mettre en lumière la ville qui l’a vu grandir et progresser.

Rencontré au Ninkasi Gerland, on a évoqué avec le Vaudais d’origine les nouveautés de cette saison, les difficultés rencontrées lors de l’organisation, ainsi que son avis sur le B-Boying. Il était accompagné par son fidèle ami Georges F. alias Guegorr.

 

1. Lilou tu es l’organisateur du Battle de Vaulx. Quelle est la nouveauté imaginée pour cette saison ?

Déjà, le niveau est encore plus élevé par rapport à l’an dernier. Nous avons également pour la première fois une équipe d’Afrique noire avec le Cameroun. Il y aura aussi une catégorie Kids avec 4 enfants de la région âgé de moins de 12 ans, mais la nouveauté principale c’est le changement de lieu avec le Cirque Imagine.

2. Concrètement, est-ce facile de mettre en place une manifestation culturelle, un battle plus précisément?

Rien que le fait d’observer les danseurs à travers le monde, être en contact avec eux pour les booker, c’est beaucoup de travail. Le fait de réunir autant d’artistes sur une même date c’est assez difficile, car c’est toute une logistique. En tant que danseur, le fait d’avoir été de l’autre côté de la barrière me permet d’appréhender plus efficacement ce genre d’événement.

3. Le fait d’organiser ce battle dans ta ville d’origine c’est quelque chose de particulier pour toi. Tu ne t’imagines pas déplacer le truc à Lyon ?

C’est un kiff de ramener la crème de la crème dans ma ville, dans mon quartier. Au vu du titre de l’event c’est difficile de le faire sur Lyon, mais on a déjà commencé à déplacer l’événement au Ninkasi avec les sélections pour les danseurs lyonnais (le 15 avril dernier).

4. La France fait partie des plus grandes nations du B-Boying mondial. Pour quelles raisons selon toi ?

On a une grosse culture hip-hop, nous n’avons rien à envier aux States hormis le fait qu’ils ont inventé cette culture. Par exemple au niveau de la danse, la France est dans le top 3 avec les U.S.A et la Corée. Pour le rap c’est pareil, on a même des rappeurs à Coachella cette année !

5. Peu de femmes participent à des compétitions de breakdance. Est-ce une discipline trop risquée/physique ou est-ce la question de se faire une place parmi les hommes ?

Tomber contre une femme qui est forte c’est le plus difficile ! mais c’est comme le foot, il y en a mais on ne les voit pas assez. Au Battle de Vaulx il y a des filles, notamment la petite Terra l’an dernier qui est super connu, et cette saison on a une Japonaise de 18 ans.

6. Quels sont tes futurs projets ?

Les Héros Des Hostos, le projet caritatif organisé le 22 janvier dernier, dont George est à l’initiative. Nous allons essayer de développer la branche rap avec la promotion d’artistes lyonnais. Fin avril, nous partons au Congo à l’occasion d’un festival pour donner quelques stages.

Bonus : qu’est-ce que tu écoutes en ce moment ?

Beaucoup de rap français. Hooss, Fianso, Medine, Demi Portion, Djadja & Dinaz. Ce matin c’était Mobb Depp, Chilla la petite rappeuse lyonnaise, et Djack Turbulence un mec de mon quartier. Avec le soleil, j’ai mis aussi un peu de Funk.

 

Battle de Vaulx le samedi 22 avril à 19h au Cirque Imagine , Carré de Soie, 5 avenue des Canuts, 69120 Vaulx en Velin. Plus d’infos sur l’event Facebook.