la jungle-marquise

 

Samedi 23 janvier        

19h : Tout est calme et paisible. Les bords du Rhône de Lyon sont habités par une profonde et sincère sérénité. Quelques âmes solitaires profitent des derniers rayons de soleil. Le bruit de la nuit se fait entendre petit à petit. Lyon se réveille doucement. Les lumières de la ville et les quelques noctambules se lèvent. Direction la marquise accompagnée par quelques fidèles moussaillons pour fêter la sortie du premier projet « De l’herbe à la cendre » de La Jungle. Loin de nous douter du beau bordel dans lequel nous nous dirigeons.

 

L’union. 

Ce qu’il y a de tout de suite frappant c’est l’unité flagrante entre les membres du groupe. Influencé par la soupe de clash et de punchline que l’on nous sert, c’est avec tort que l’on considère le rap comme une source de division. La jungle nous ouvre les yeux et nous démontre que la force même de leur musique réside dans le pur soutien que l’on ressent entre chaque membre. L’union fait la force ? Bitch you guessed it.

 

La sueur. 

40º. Un sauna. Te souviens-tu de ces cours de sport au collège anéantissant tout espoir de pouvoir respirer ? Ou le seul moyen d’échapper à la torture était d’arriver à convaincre ta reum de ta bronchite dont toi seul avait le remède -c’est-à-dire une aprèm de sèche devant Hamtaro-. Te souviens-tu de ces cours de sport où tu avais choisi athlétisme, sûrement poussé par tes rêves de gloire à la Usain Bolt. Oubliant au passage ta forte prépondérance génétique avec Susan Boyle. Tu te souviens des kilos de transpiration que tu avais perdus ?

Ce soir-là c’était dix fois pire.

 

Les mots. 

Force est de constater que le rap a ce pouvoir de libérer. Ce soir-là chaque membre du groupe est déchaînée, possédé par je ne sais quels jnouns. Tous dans leur style, mais tous bons, les 6 Mc’s et les 2 beatmakers composant le groupe, réveillent en chacun des quelque 150 privilégiés le Robinson Crusoe qui sommeille. C’est à travers un pogo constant de troubadours neurasthéniques que la Jungle nous offre un show digne des mises en scène de Céline Dion au César Palace. La Jungle a parlé. La Jungle a rugi.

 

« Sans la musique le monde serait une erreur’? » Comme motto martelé après cette soirée. En effet c’est sans artifices quelconques que la Jungle nous offre une bien belle définition de ce qu’est le rap. Et la musique au sens large. Si ta carte TCL était périmée et que ton compte en banque aussi sec que le ghostwriter de Lil Wayne, c’était la soirée à ne pas manquer. A bord de cette péniche, crois-moi, on a vu du pays.

 

Samedi 23 janvier

00h10 : le Titanic n’a rien à envier. La Marquise a coulé.

 

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Remerciement à Chloé Ciccolo pour ses belles photos, ainsi qu’à Alexandre Mouchet et Priscilla Raharison, sans qui NinkiMag n’aurait pu être présent.