andersoon paak

Le nom d’Anderson .Paak ne te dit rien ? Et si on te dit « Compton » ? Dr. Dre ? Toujours rien ?… Si le nom de Paak ne t’évoque pas grand-chose je ne vois que deux possibilités : Alzheimer ou un enlèvement prémédité par les yakuzas. Quoi qu’il en soit il est l’heure de rattraper le temps samouraï !

Présent sur pas moins de six titres du dernier album du grand Andre Young, Andersoon Paak a donné un souffle nouveau à Compton ! En se plongeant sur l’album le plus attendu de 2015 on se demande presque si le crooner au piercing nasal ne viendrait pas voler la vedette à Kendrick ou à Eminem ?! Quoi qu’il en soit le jeune Californien a réussi à attirer l’intérêt de la sphère Hip-hop. Suffisamment pour qu’on s’attarde un peu sur Malibu, son dernier album sorti ces derniers jours.

Malibu dure 1 heure. 1 heure de groove et d’allure jazzy. 1 heure de voix éraillée et de timbre singulier. 1 heure de blues, de rap, de funk, de soul et même quelques phrasés de disco. 1 heure où se concentre dans nos oreilles un épicentre éclectique musical constant. 1 heure de surprise et de collaborations à haut niveau (Schoolboy Q, The Game, Talib Kweli pour ne citer qu’eux…). 1 heure de production signée par les plus belles pépites de studio dont recèle le hip-hop d’aujourd’hui (9th Wonder, Kaytranada, Madlib ou encore Hi-Tek).

En écoutant l’album on ressent chez Paak une âme de poète. À la manière d’un Alfred, Malibu nous donne envie de lever les yeux en l’air. De regarder les oiseaux, de dévaler des vallées, de chiller dans un foret et de passer des heures à contempler le crépuscule du Pacifique. Loin de la terreur Hitchcockienne, l’artiste nous évoque la paix, l’amour et la liberté. Un petit exploit !

De The Game et ses The Documentary au Compton de Dre en passant par le déjà classique To Pimp A Butterfly. Aujourd’hui, indéniablement, l’heure est à la côte Ouest. Anderson Paak ne s’y trompe pas et vient rajouter sa pierre à un édifice impressionnant.

Just chill to the next episode !