red-bull-flying-illusion-france-teaser

Véritables baroudeurs, les Flying Steps ne sont pas prêts d’être effrayés par les kilomètres. Après avoir sillonné les routes de Stockholm, Paris ou encore Marseille, le spectacle Red Bull Flying Illusion se dansera à la Halle Tony Garnier les 26 et 27 novembre prochains. Amoureux du breakdance et des arts visuels ? Réservez vite, ce show est fait pour vous ! De Las-Vegas à Berlin, ce sont déjà plus de 90 000 spectateurs conquis par l’incroyable scénographie et les talentueux artistes qui ont contribué à faire de ce rêve, une réalité. Mélangez les rythmes électro venus tout droit de Berlin avec les sons hip hop que la rue nous a donné. Saupoudrez-le tout par les quadruples champions du monde de breakdance. Vous obtiendrez le parfait dosage entre réjouissances auditives, émerveillement des pupilles puis, une piquante sensation de chaleur au creux de vos paumes, en ayant applaudi chaleureusement.

Dans ce crew époustouflant, la France est bien représentée. Nos danseurs sont connus sous les noms de Junior, Demon, Minzy et Willy. Nous sommes partis à la rencontre de ce dernier, benjamin de cette équipe dansante.

sans-titre-6

Willy a commencé le breakdance en 2008. Entouré d’amis d’enfance, il danse au milieu des vapeurs de goudron. La rue est son terrain de jeu. À 21 ans seulement, il est maintenant membre de ce groupe de danseurs qu’il idolâtrait comme un rêve qu’on souhaite toucher du bout des doigts.

Willy : J’étais fan de Flying Steps depuis toujours. Avant, je regardais les vidéos de breakdance de Benny et Junior. Aujourd’hui, je me retrouve, dansant à leurs côtés. J’ai une chance immense. Avant la danse, je faisais du foot. J’avais même fait des stages partout en France pour être pro. Je suis allé au CREPS à Aix-en-Provence, mais je me suis blessé au genou.

Ninki Mag : Cette blessure n’a pas été un problème pour danser ?

Willy : J’ai eu une attelle au genou et c’est grâce à ça que j’ai commencé à faire certains mouvements. L’attelle t’aide à garder la jambe tendue et ça aide beaucoup pour réaliser certaines figures. J’ai longtemps hésité entre le foot et la danse. Mais après la blessure, j’avais moins de passion pour le foot, j’étais moins amoureux du ballon rond que du breakdance.

Ninki Mag : Comment en es-tu venu au breakdance ?

Willy : Depuis gamin, je suis fan de Bruce Lee. J’imitais ses mouvements. Ce genre d’enchaînement, c’est finalement similaire à une chorégraphie. Puis j’ai beaucoup été influencé par le crew Flying Illusion. J’étais vraiment fan d’eux, Benny et Junior étaient vraiment des mentors. Je n’arrive pas vraiment à réaliser la chance que j’ai de faire partie de ce projet.

Ninki Mag : D’ailleurs, comment as-tu été sélectionné ?

Willy : Quand j’étais plus jeune, j’avais un jeu de danse sur ma console. Je prenais toujours le personnage de Benny quand j’allumais Be-boy. 5 ans plus tard, le meilleur danseur du jeu B-Boy (que tout le monde prenait) et l’homme que je surnomme « la légende », m’appelle. Il me dit qu’il a vu des vidéos où je danse et me demande de faire un test. C’est comme ça que j’ai intégré mon groupe, les Flying Illusion, en avril 2015. Depuis, je continue de prendre son personnage pour jouer et je le taquine avec ça. (Rires)

Ninki Mag : Ça bouleverse tout de même le quotidien de passer d’étudiant à breakdancer pro, non ?

Willy : J’ai hésité à faire le Flyin Illusion car on était inséparables avec mon crew Tekken. C’est avec eux que j’ai débuté à l’Opéra de Lyon en 2010. On s’entraînait là-bas, au skate park de Foch et à la Part-Dieu. Je leur ai même demandé la permission de m’engager dans cette aventure et ils m’ont encouragé à le faire. On connaissait les Flying Steps car ils passaient sur MTV. C’est mes potes qui me les ont vraiment fait découvrir. Depuis, je les vois moins souvent mais dès que je peux, j’en profite. Ils sont ma famille. Maintenant, je voyage souvent en Europe. Particulièrement à Berlin pour répéter. On prend l’avion, on loge dans des hôtels tous ensemble. Ça bouge beaucoup !

This guy 🔥 @willy.hem #bcone #redbullflyingillusion #flyingsteps 📷@littleshao #nikonfr #profotoB1

Une photo publiée par LITTLE SHAO 📷 Pro Photographer (@littleshao) le

 

Ninki Mag : Qu’aurais-tu envisagé comme carrière s’il n’y avait pas eu la danse ?

Willy : J’aurais voulu aider les gens. Avant je n’étais pas comme ça, mais ma vie a changé. Il y a deux ans, je me foutais de tout. J’étais plus jeune, je suis devenu sensible un peu (Rires). Maintenant je suis croyant, et ça m’a fait évoluer. J’ai compris que le plus important c’est le partage avec les gens, l’humain. Grâce à la danse, je m’exprime, j’ai rencontré une multitude de personnes. Cette discipline rassemble les Hommes, elle fait partie intégrante de ma vie. Je pense que sans la danse, j’aurai fait n’importe quoi. Je me serai fait influencer et j’aurai mal tourné. Grâce à la danse, j’ai appris qui j’étais.

Ninki Mag : Comment décrirais-tu le Red Bull Flying Illusion ?

Willy : J’aime trop les deux spectacles (en intégrant l’ancien, le Red Bull Flying Bach). J’ai commencé Flying Illusion car le show dégage une impressionnant énergie. On est en mode superhéros avec une scénographie de malade et une musique incroyable qui donne l’impression d’être dans un film. La team est composée de légendes de la danse. Je suis le plus jeune, un bébé au milieu de cette famille. Ma danse grandit avec eux. C’est la première fois qu’un spectacle est audacieux au point de marier la danse et l’illusion. En y assistant au début, j’étais choqué. Je me disais “Mais comment font-ils pour concilier les deux ? C’est dingue !” Ce qui est bien, c’est que pour les dates lyonnaises, on sera vraiment rodés ! Vous ne le regretterez pas.

Alors, n’est-ce pas là un programme alléchant ? vous pouvez réserver vos places sur le site de Red Bull Flying. RDV le 26 et 27 novembre à la Halle Tony Garnier !

Remerciements : Willy / Delphine Gaillard