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12/11/14 – 21h49 : j’ai passé un moment avec Bambi, un nouvel artiste peintre dans l’univers du Street art lyonnais.

 

Qu’est-ce qui t’a donné envie de peindre ?

Je faisais mes études dans le design produit puis j’ai rencontré Yoann un mec de Marseille, et une autre personne de Grenoble qui peignaient depuis longtemps. Ensemble, ils ont créé HOPI il y a 6 ans.

Ce sont eux qui m’ont montré le délire, qui m’ont donné envie. Un soir je suis sorti avec mes potes, autoroute direction Grenoble à 1h30 du mat’, c’est là que j’ai tagué mon blaze pour la première fois, c’était n’importe quoi mais on s’est bien marré.

Après on s’est perfectionné, HOPI a arrêté et maintenant je suis un peu parti seul de mon côté.

Qu’est-ce qui t’attire dans le Street art ?

On ne travaille pas assez chez nous, il n’ y a pas assez de préparation, on prépare plus à la bombe donc forcément dans la rue. Quand tu peins tu te sens comme un “putain de hors système”, tu sors de ta voiture, tu sors ton blaze, tu vas mettre ta pub. Je taguais à Villefontaine, la Verpillière, je prenais les chemins de fer direction Grenoble.

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Qu’est-ce qui t’inspire dans la peinture ?

L’envie de voyager, l’envie d’ailleurs, thème grave bidon et récurrent mais il est toujours présent dans notre esprit. Je peins souvent des villes dans tous ses aspects, sur tous les plans, car cela constitue une mixité de dingue. L’urbanisme c’est un thème que tu n’arrêtes jamais, comme les chansons d’amour.

Contrairement aux street-artistes qui ont pour but de faire passer un message clair, tu procèdes par une approche plus picturale. Quel moyen utilises-tu pour communiquer avec ton public ?

Je n’ai pas toujours un message clair dans mes toiles. L’interprétation reste très libre et je pense que c’est à ce moment-là qu’un tableau parle. Quelque part chacun a une vision différente du visuel, on se l’approprie à sa manière.

Le fait que l’œil du spectateur est happé par les détails des toiles, on s’y perd et on ressort, créant ainsi un jeu d’intimité entre l’oeuvre et chaque personne. C’est de cette manière que je communique donc le message diffère selon l’individu, quelque part c’est le spectateur qui fixe sa vision du truc.

 

Où pouvons-nous trouver des graffs Bambi en ville ? 

Croix rousse, en ville, Villeurbanne, autant sur le périph que dans la rue, dès que je vois un spot qui m’plait. Je valorise toujours la visibilité, le sens des voitures, etc.. (Cf. « 20 ans de graff à Paris »).

Il y a également un bref aperçu de mes toiles sur mon Tumblr.