En constante recherche de bons plans urbains, et partenaires de nombreuses soirées et initiatives dans la ville, arrêtons-nous sur un collectif passionné par le dee-jaying et le beatmaking : FanaticBeat Tribe.

Au travers de l’interview qui suit, vous découvrirez qui se cache derrière cette communauté, et quelle est la portée du projet.

 

INTERVIEW

 

1) Retour sur la genèse du collectif et les éléments déclencheurs du projet. Comment ce projet est-il né ?

Tout a commençé 4 ans auparavant déjà. Fabrice et Sonia assistaient à la 6e édition de l’événement annuel Thank You Jay Dee – A Tribute To The Great J Dilla, à la Bellevilloise à Paris, le 25 janvier 2014, en présence de Dj Spinna, et DJ FAB.

De là où ils viennent (Roanne pour Sonia), les événements urbains se comptent sur le bout des doigts. Apprendre l’existence d’une telle soirée a donc immédiatement capté leur attention.

Au retour de cette expérience unique, le duo ravi, rêve de revivre la même chose à Lyon. C’est ainsi que la vision de ladite FanaticBeat Tribe est née.

Le 28 novembre 2014 marque la date de leur tout premier événement.

2) Quelle est l’ambition du projet ? Quelle mission se sont donnés Fabrice et Sonia ?

L’ambition est avant tout de mettre en lumière les beatmakers qui souvent demeurent dans l’ombre des rappeurs. Beaucoup d’artistes peuvent être redevables de ces producteurs pour leur carrière. Des individus comme Oliver (DreamDrummers) restent inconnus. Pourtant, il a dans le passé produit Talib Kwali, entre autres choses.

Ainsi, entouré d’une équipe aux talents reconnus, les événements FanaticBeat Tribe ont lieu tous les 2 mois, soit 4 par saison entre septembre et avril.

3) On ressent cette passion ardente (Fanatic) et on dénote une volonté d’inculquer la culture Hip Hop (Hip Hop Resistance).
Cela se remarque au travers de descriptifs exhaustifs à propos des figures les plus emblématiques de l’histoire du beatmaking (J. Dilla, Dr.Dre,…)

Effectivement c’est le cas. Le but n’est pas de faire une simple soirée pour le plaisir, mais de sensibiliser le public à l’art du beatmaking, voire de l’éduquer. Une vraie cause culturelle motive ce projet.

A l’instar de leur collègue parisienne Osmojam, plutôt engagée pour la Neo-Soul française avec son blog French Soul Is Not Dead, Fabrice et Sonia se font les défenseurs de la musique urbaine sous toutes ses formes.

De surcroît, Fabrice, de son côté, est aussi relié à la chorale urbaine Sankofa Unit, dirigé par Joby Smith. Elle réunit de nombreux talents, dont certains ont été aperçu dans les émissions The Voice et La Nouvelle Star.

Toujours dans l’optique de découvrir de nouveaux artistes, un tremplin soul est aussi organisé, le Sankofa Soul Contest.

4) En dehors de Fabrice et Sonia, qui d’autre contribuait à défendre la musique urbaine ? 

A la base il y avait 4 personnes : Fabrice et Sonia, puis Alpha, fondateur du média Le Gros Tas de Zik et journaliste vétéran à Nova Lyon, et le rappeur Cleim Haring.

Fabrice et Sonia sont à la communication et à l’organisation, tandis que Cleim et Alpha apportaient leur ressources complémentaires. Cleim Haring aidait avec son réseau de producteurs. Avec lui, ils ont connu EVERYDAYZ, qui lui a produit son premier EP, Soledad.

Quant à Alpha, sa plus grande ressource est sa culture hip hop. Il enrichissait les contenus avec sa connaissance des beatmakers, des samples.

5) Retour sur la Spéciale Dilla Night. Comment se déroulent les soirées FanaticBeat Tribe ?

De manière générale, l’événement se découpe en deux parties. Le live commence avec un beatmaker qui se laisse découvrir en jouant ss propres productions. Le show continue ensuite avec un DJ qui diffuse des pistes appréciées des puristes du public curieux de découvrir. Il n’y a jamais de son commercial.

Pour cette Spéciale J Dilla, le premier artiste était Oliver (https://soundcloud.com/oliver_official) gagnant d’un concours de beatmaking. Puis DJ Enjay (www.mixcloud.com/djenjay) a poursuivi.

Fabrice et Sonia sont reconnaissants envers Laure, Heni et Arnaud, qui leur permette de réaliser ce projet à La Maison Mère.

6) Quels sont les projets futurs ?

Viser plus grand pour les prochains événements, à Lyon ou à Paris, dans des lieux avec encore plus d’espace, et produire plus de contenus pour promouvoir le beatmaking.

Merci Fabrice et Sonia pour cet échange !

Le mix qui suit résume la soirée du 3 février 2018 dans son ensemble :