Vous connaissez le groupe Haute? C’est l’association de Blasé, beatmaker mais aussi chanteur, et d’Anna Magidson, chanteuse à la voix légèrement mélancolique. Ils viennent d’être mis en lumières par le “COLORS SHOW”, basé à Berlin. Pour ceux qui auraient laissé leur algorithme youtube partir en roue libre, un petit rappel s’impose. ” Et pour cela, quoi de mieux que de se fier à un extrait de la présentation du “COLORS SHOW”, qui explicite la dimension métaphorique des couleurs: “Dans un paysage musical très fragmenté et ouvert, les genres n’ont que de légères frontières entre eux, et finissent souvent par se confondre. Tout comme les couleurs. Notre attention va vers tout ce qui a une âme: du hip hop à l’indie, en passant par l’électro, le r&b et la pop”.

Une belle profession de foi, qui a surtout le mérite de s’illustrer par une programmation pointue, faisant la part belle aux artistes émergents. Ainsi, on a pu y voir des artistes aussi divers que Sopico, IAMDDB ou encore Little Simz. A chaque fois, les artistes retenus se produisent dans un décor unicolore épuré, pour une prestation live. Une manière de remettre la musique au-dessus du reste, dans une époque donnant une place souvent démesurée au visuel. Elus par nos voisins outre-Rhin, les deux artiste de Haute ont une certaine habitude du voyage, puisqu’ils ont, chacun de leur côté, quitté la France pour les Etats-Unis, cela dès leur tendre enfance. Tout ça avant de se connaître à Montréal mais de se rencontrer IRL à Paris. Simple, non? Produisant une musique défiant les catégorisations, leur son lorgne autant du côté de la soul, que de la pop ou de l’électro. Après un ep et une série de titres disséminés ces dernières années, ils présentent ici un single d’un projet à venir, quelques semaines après avoir sorti sa version studio. “Shut me down” donne dans une vibe légère, au groove imparable. Les voix du duo se répondent parfaitement, pour narrer une histoire de relation difficile à oublier. Un peu comme leur douce mélodie quand elle vous reviendra en tête.

Crédits photo: Louise Carrasco.