Leven-Kali-interview

Leven Kali est un jeune Californien de 20 ans fait pour la musique. En effet, sa mère est coach vocal et chanteuse tandis que son père Wyzard, est bassiste et surtout membre fondateur du légendaire groupe de funk rock Mother’s Finest.

Étudiant à l’université de Riverside, il décide logiquement de se lancer dans la musique avec un certain talent. Fort de trois singles, il a déjà collaboré avec des personnalités telles que Ricky Rouse, Casey Veggies, Thundercat, Beshken, et d’autres.

Né sous une bonne étoile musicale, on s’est intéressé à son itinéraire, ainsi qu’à la sortie de son premier projet intitulé “4102”.

 

En quoi le fait d’avoir grandi avec des parents musiciens a-t-il influencé ta propre musique ? 

J’ai toujours été entouré par la musique. Quand j’étais bébé ma maman m’a donné un tambour comme récompense quand je suis allé sur le pot pour la première fois. J’avais à peu près 2 ans et je jouais avec toute la journée. Les voisins du dessous nous détestaient (rire).

Ils jouent donc un rôle dans ta carrière ? 

Mes deux parents ont beaucoup influencé ma musique. Mon père jouait de la guitare et de la basse dans le salon, il joue vraiment bien donc je passais mon temps à l’écouter et à apprendre un peu plus. Ma mère est une chanteuse, elle chante tout le temps à la maison, donc j’étais constamment entouré de bonnes musiques. J’ai définitivement ce côté funk, soul, rock, et rnb grâce à eux et à la musique qu’ils jouaient, mais il m’ont aussi laissé ma liberté pour que je fasse mes propres découvertes. Ils n’ont pas trop été impliqué avec la musique qui va sortir mais j’ai dû les inclure un petit peu, parce que ça représente beaucoup pour moi d’avoir le style de leur époque et de le mélanger avec notre nouveau son. Ma mère chante dans les chœurs de l’intro et mon père joue de la basse sur un autre track. Il suffit juste d’écouter l’album quand il sortira pour rencontrer la famille.

Tu as commencé par le chant ou la production ?

Difficile à dire. J’ai toujours gazouillé jusqu’à que je sache parler. J’ai commencé à faire des beats pendant ma dernière année de lycée. Avec quelques amis, nous avons commencé quelque chose appelé Zero Jart ; quelques trucs sont sur Soundcloud. Zack Sekoff était la seconde moitié de Zero Jart, c’est un génie franchement googlez-le. Bref, j’ai commencé à produire sur Logic 9 et Pro Tools, et c’est toujours ce que j’utilise.

Parlons de ton album à venir “4102”. Quelques détails supplémentaires sur le projet ?  

Au départ, ce projet a commencé comme une compilation de quelques sons que j’ai faits l’année dernière, mais c’est devenue un projet cohérent. On a donc ajouté 5 tracks supplémentaires pour en faire réellement un album complet. Il y a une tonne de sons et style différent à travers le projet, c’est le but dans tout ce que nous faisons. Rassembler tout et tout le monde ensemble. C’est juste de la musique, pas un album rap, ni un album RnB. J’ai été bénie d’avoir beaucoup de personnes talentueuses qui font partie de 4102 : Taylor Mackall est quelqu’un avec qui je travaille beaucoup, c’est un pianiste incroyable ; j’ai été à l’école avec lui, il joue sur plusieurs morceaux. Jojo est dessus, Rickyy Rouse du parlement Funkadelic joue de la guitare, Sydney Jay, Topaz Jones, Casey Veggies, et quelques surprises !

Une date ? 

Nous n’avons pas encore la date de sortie exacte, mais nous prévoyons de sortir le disque pendant les deux premières semaines de juillet.

 

Comment s’est déroulé la connexion avec Casey Veggies pour le single “Rather Be Alone” ? 

C’est une histoire un peu folle. Un jour à Santa Monica, je conduisais en direction d’un studio, et Casey était posé juste devant. Je me suis arrêté et je lui ai dit “What’s up” puis on a commencé à parler. Il a fini par m’inviter au studio pour écouter quelques tracks. C’était naturel, j’étais avec ma soeur mais Casey est une personne humble, un mec bien. “Rather Be Alone” est le premier son qu’il a entendu, il l’a adoré donc nous avons enregistré quelques semaines plus tard. Quelques mois avant, on essayait avec mon manager de trouver un moyen de le rencontrer. Ce fut donc vraiment un grand pas.

 

Qu’est-ce que tu penses de la scène actuelle en Californie ? 

Il y a tellement de talents en Californie ! Los Angeles surgit. J’adore ce que Kendrick Lamar a fait avec son album et j’espère que ça entrainera les gens à écouter davantage de sons dans ce genre. Il y a tellement d’artistes, producteurs, et musiciens qui seront bientôt connus qui viennent de cette zone. Honnêtement je ne pense même pas savoir tout ce qui se passe ici.

Es-tu toujours un artiste indépendant ? 

Je n’ai signé avec aucun label.

Quels sont les buts à long terme pour Leven Kali ?

Je veux vraiment commencer à écrire pour plus de personnes et faire plus de scène. J’ai commencé mais je veux faire vraiment en faire davantage. Je pense que mon but est de pouvoir écrire avec n’importe qui et poursuivre ma propre musique.

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Qu’est-ce que tu écoutes sur ton iPod ?

J’aime D’angelo, Key! , Alphaville, Future, Stevie Wonder, Ty $, et beaucoup d’autres trucs.

Dernière question ; tu joues toujours au golf ? 

J’ai commencé à jouer au golf quand j’avais 13 ans, j’en étais obsédé pendant au moins 5 ans. J’ai joué à l’université UC Riverside pendant ma première année mais j’ai dû quitter l’équipe parce que la musique prenait le dessus. Je joue encore de temps en temps. Les gens n’attendent pas de moi que je sois un golfeur donc c’est toujours un bon sujet de conversation.