LUTECE CODE article

Quelques semaines après la sortie du morceau “Atreyu”, le duo de rappeurs LUTĒCE nous a surpris ce jeudi 9 mars en sortant “Codes”. Avec une régularité et une productivité presque semblable à celle que l’on a pu observer chez un certain Future, Ian Vandooren et Marty, bien plus que de nous surprendre, nous ont offert un agréable moment. 

Ce jeudi en écoutant le morceau un passage est sensiblement accrocheur. “Bloqués ils n’ont pas les codes“. Dans cette frontière brumeuse entre l’explicite et son contraire, ce bout de phrase que l’on ne cesse d’entendre dans le refrain nous a donné du fil à retorde. Bloqués ils n’ont pas les codes, cachait dans son sens une multitude de sous-questions : Qui est bloqué ? Nous ? Mais par quoi ? Par la manière dont l’on appréhende le monde ? Mais si l’on est bloqué, cela signifie que nous sommes quelque part ? Mais alors où ? Pouvons-nous sortir ? Et ce fameux code, c’est quoi ? Une combinaison de chiffres ? Une formule mathématique ? Un algorithme étrange ? Ce code est-il vraiment concret ? Peut-être est-il relatif, abstrait ? Une sorte d’alchimie ? Du fil à retorde je disais donc.

Quoi qu’il en soit, cette sensible et mystique balade nous a transportés dans la prose des deux artistes. D’ailleurs dans le clip accompagnant la sortie du morceau, les artistes nous entraînent avec eux dans une promenade à travers des paysages urbains où la finesse se cache sous les kilomètres de béton. Dans ce morceau Ian Vandooren et Marty qui composent le duo n’en font pas trop. Et c’est sans nul doute le plus appréciable. Lorsque sans effort et avec une facilité déconcertante un tiers arrive à procurer tout ce pourquoi la musique existe. Un morceau puissant et harmonieux garantie par un flow lent et calme. C’est vrai que l’on ne peut s’empêcher de ressentir ce truc en plus à chaque fois que le refrain débute. Si fort que celui-ci nous pousse à nous retrancher dans des questionnements stériles et qui n’ont probablement pas besoin de réponse.

Le morceau ne répond pas à toutes nos questions. Mais ce n’est somme toute pas plus mal.

Merci LUTĒCE.