Elbi

Une voix soul, une voix suave, un univers éclectique et sans limite. Par ici ! Ninki présente Elbi

 

Nom: Lucile Bauer aka Elbi

Pourquoi Elbi: LA question fatidique! J’avais 15 ans, je me créais un Myspace avec mon frère, et il me fallait un nom d’artiste… Lucile Bauer… L B… en anglais parce que ça fait plus classe, allez, hop, Elbi ! Le processus à du prendre environ 1 minute je crois!

Âge: 23 ans

Ville Natale: Annecy

J’ai grandi en écoutant: Un peu de tout franchement , Eddy Mitchel à Ella Fitzgerald, en passant par Jazzmatazz, les Destiny’s Child, Mickael Jackson, Jack Johnson, Eve, Lauryn Hill, Christina Aguilera, ACDC, Patrice ou les tubes disco des année 80.

Ce que tu écoutes sur ton iPod: Là aussi, c’est un gros mélange de styles. Du gros hip-hop old school (Tribe Called Quest, Jurassic 5, Fugees, Run DMC), du jazz vocal (Ella, Billie, Sarah Vaughan, Melodie Gardot), un peu de rap français… Mais aussi de la house de Détroit avec des bonnes nappes de synthé qui font plaisir, ou de la pop electro comme Jessie Ware ou Aluna Georges. Enfin, je ne me lasse pas du 1er album de Glasper, d’Esperanza Spalding et du groupe australien Hiatus Kaiyote : c’est un peu comme des bons basics H&M.

Quand as-tu commencé la musique: J’avais 10 ans, j’étais en CM2, et j’avais un maître d’école qui me stressait. En rentrant à la maison, je me mettait à beugler sur les CDs de Madonna et Alicia Keys, et après ça allait mieux. C’est à ce moment là que ma mère, qui devait ne plus en pouvoir de moi, m’a inscrite à des cours particuliers de chant. J’avais choisi ma prof sur un dépliant, parce que c’était celle qui avait l’air le plus sympa. Et c’était parti pour 5 ans de bonheur total. J’ai attaqué la guitare à 15 ans, cette fois poussée par mon père. Le combo gagnant : j’ai commencé à écrire des chansons et on ne peut plus m’arrêter depuis.

Mon but dans la musique: Arriver à faire aimer aux français autre chose que Michel Sardou ou the Voice. Non mais sinon, juste kiffer, c’est déjà bien

Mon style est comparable à: Une soirée bien arrosée entre Kimbra, Jessie Ware, Amy Winehouse, Lauryn Hill, Sia et Micky Green.

Je suis la prochaine: Francis Lalane

Tu as passé de nombreuses années en Polynésie, Suisse, Australie, ou encore au Royaume-Uni. Dans quelles circonstances ces voyages ont-il formé ta musique ?

Le fait de bouger tout le temps m’a obligé à ne dépendre que de moi même. Je n’avais pas envie de monter un groupe alors que j’allais quitter le pays un an après et devoir tout recommencer ailleurs. J’ai commencé la guitare quand j’habitais à Tahiti avec mon père. Je faisais de la danse tahitienne et les rythmes polynésiens me fascinaient. Du coup j’ai aussi appris le ukulele (au grand désespoir de mon père). En suisse, j’ai commencé à chanter dans mes premieres Jams session et à découvrir la scène avec d’autres musiciens. Même si j’étais à HEC et que je n’avais pas trop le temps de sortir, c’est les moments dont je me rappelle le plus de ma période Lausannoise. Puis il y a eu Brighton, et je suis tombé amoureuse des anglais, de leur rapport à l’art, de leur décomplexions. J’y ai rencontré Ambassadeurs et Yumi and the Weather, à l’époque étudiants à l’école de son. C’était mon premier featuring et vraiment de très belles rencontres avec qui je garde un contact précieux. À l’opposé, j’ai quasiment arrêté la musique à Sydney… le vide intersidéral! Je me suis rendu compte que la ville joue un rôle hyper important dans la création et la stimulation. C’est aussi bien de savoir ne pas se forcer si on ne le sens pas. Quand je suis repartie pour Edimbourg faire mon Master d’Event Management, j’avais envie de faire évoluer mon projet, et la motivation est revenue. Là aussi, beaucoup de rencontres incroyables, des gens qui m’ont laissé ma chance, qui m’ont soutenu. Quand j’ai fait la scène de la BBC au festival d’Edimbourg, cela m’a donné un coup de fouet monumental, et ça m’a donné le courage de ne faire que ça.

On t’entend rapper sur la collaboration avec Ambassadeurs intitulée “Higher Ground”. Quel est ton rapport au hip-hop ?

C’est un monde qui m’a toujours fasciné! Mon père écoutait déjà du Cypress, Solaar ou Guru dans la caisse quand on partait en vacances. J’ai aussi fait pas mal de danse Hip-Hop, d’Afro, ou de House, et suis complètement fan des films de danse moisis, documentaires et biopics sur les grands mecs du rap. Même quand j’avais 12 ans, je rêvais d’être black, d’habiter dans la banlieue de Los Angeles et de sortir mon Ghetto Blaster sur l’épaule avec un look à la Lauryn Hill dans Sister Act. Je me le serais fait piquer en deux deux, j’aurais compris! Du coup, faute de Ghetto Blaster, je co-organise un festival de Hip-Hop à Annecy et je fais des feat avec des MC ou des beatmakers (Tos, Beny Le Brownies, Shungu).

Ton premier EP ‘Troublesome Soul’ est sorti le 30 Avril. Quel est l’esprit du projet ? Le but était vraiment le Do It Yourself : les voix, la musique, le graphisme, la comm’, la video. Je m’étais lancé un petit défi perso de tout faire toute seule. Clément Roussel et Benji Porraz m’ont quand même aidé pour le mix et mastering, parce que la technique du son, c’est bien trop spécifique et beaucoup trop important pour faire ça au hasard. Je voulais que toutes mes influences soient présentes : la soul, la musique électro teintée de touches jazz et hip-hop. Le tout un peu excentrique pour que l’EP me ressemble, d’où ‘Troublesome Soul’ : L’âme qui dérange, qui vient mélanger les préjugés

Apparemment tu travailles en famille, puisque le dénommé Nicolas Bauer participe au projet ? Nan mais cette histoire est folle! J’ai rencontré Nico à Paris il y a 8 mois et il n’est absolument pas de ma famille! Bon depuis on est devenu cousins et on fête Noël ensemble… Mais rien à voir! Sinon, j’ai un projet de Soulful House avec mon frère sous le nom de Mooney Mooney Brooklyn. Donc vous n’étiez pas loin, vous vous êtes juste plantés de Bauer!

Tu vis désormais à Paris. Était-ce une étape obligatoire pour le bien de ta carrière ? J’ai longtemps hésité entre Londres et Paris, et puis j’avais (enfin) envie de rentrer en France. Je me suis dit que si je voulais trouver des musiciens cool pour faire le full band et rencontrer des gens, Paris serait le mieux. En un mois, surtout grâce au jams de la Casserole, j’ai rencontré une grande famille, mes zicos et de la musique hip-hop/soul/jazz improvisée comme j’en rêvait. On se serait cru dans les Artistochats, ça m’a fait rêvé! Donc ouais, je crois qu’on peut dire que Paris était une étape obligatoire

Elbi-music

Le featuring rêvéBlack Coffee, sud africain qui fait de la house de ouf! Mais pour l’instant, je me concentre sur les prochains feats à venir, c’est déjà bien comme ça!

Un dernier mot: Juste pour faire ma petite comm, je sortirais bientôt l’EP avec le band entier (Elbi’s Herd Of Soul) , plus soul/hip-hop. On est sept et ça va envoyer du lourd, j’ai trop hâte. Sinon…merci à ceux qui ont lu jusqu’au bout!

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