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Familiarisez-vous avec le meilleur MC de Baltimore.

Nom: Rickie Jacobs

Âge: 27

Ville nataleBaltimore, Maryland

Tu as grandi en écoutant quel type de musique ?

J’ai grandi en écoutant beaucoup d’emcee en pleine évolution. Snoop Dogg et Wu Tang étaient les premiers rappeurs. J’écoutais aussi Nas, Redman, Biggie, et beaucoup d’Eminem.

Quand as-tu commencé la musique ?

Je dirais qu’il faut revenir à la CM2 quand je rappais des compositions de mes chansons favorites et changeais les mots, c’était pour le plaisir. Je n’ai officiellement commencé la musique que lorsque je suis arrivé au lycée. J’ai appris comment installer un studio d’enregistrement à la maison et le reste, c’est de l’histoire.

Comment définis-tu ton style ?

J’ai eu beaucoup de mal à décrire mon style parce que cela varie, non sans vouloir en faire une chose importante  me vendre comme si j’étais un genre de figure phénoménale mais je ne peux le définir. Je fais juste de la musique pour les penseurs terre-à-terre. Je m’adapte aux sons, le son détermine mon style.

Quel est ton objectif dans la musique ?

Mon but est de donner, de beaucoup donner. Je veux en voir plus, je veux ouvrir plus de centres aérés, des associations à but non lucratif, tout ce qui éloignerait nos enfants des rues. Les enfants se réfèrent plus aux rappeurs qu’à leurs parents, quelques-uns d’entre eux n’ont aucun modèle donc ils sont dehors ici en faisant tout ce qu’ils peuvent pour combler ce vide. Donc plus d’exemples positifs doivent être présentés.

En dehors du rappeur King Los, il y a peu de rappeurs connus à Baltimore. Certains articles affirment même que les rappeurs de Baltimore n’obtiennent pas de contrat parce qu’ils n’ont pas leur propre style. Es-tu d’accord ?

Je le dis depuis des années. Nous faisons vraiment face à une crise identitaire, mais je pense que c’est juste une phase. Il fut un temps où j’essayais de rapper comme Eminem, ensuite Kanye, puis Lupe. Vous savez, je pense que c’est le cas au sein de toutes les scènes locales et je peux le dire car je suis allé à quelques concerts en dehors de Baltimore. Il est facile de devenir accro à une nouvelle tendance et parfois c’est même plus facile d’être influencé par ce qui est à la mode en ce moment. Particulièrement en ce qui concerne les artistes prometteurs qui sont bien plus jeunes. Beaucoup d’entre eux ont seulement écouté une chanson de Tupac. Asap Rocky est leur Biggie, Odd Future est leur Wu Tang. Je veux dire qu’internet a évolué à un point où il contrôle la façon dont nous vivons, les gens ne mangent même pas la même chose, les gens ne parlent pas de la même façon, l’humour est différent, vous voyez ?

Ton dernier album est appelé “Remember To Smile”. Quelle est l’essence du projet ?

C’est un message de paix. J’ai eu l’impression que cela aurait été mon plus gros projet, c’est juste ce que j’ai ressenti et c’est mon plus grand projet. RTS est simplement une autobiographie, le projet entier est inspiré par notre vie, rien dans la vie ne va bien. J’ai eu une année de merde. La même année où j’enregistrais ce projet j’ai bougé à Jersey pour fuir mes problèmes et je pensais que m’éloigner résoudraient mes difficultés, mais tout ce que j’ai obtenu c’est plus de problèmes. Cet album est donc inspiré par ces aléas émotionnels. La musique guérit, j’ai enregistré des paroles et de façon assez ironique plus d’opportunités sont apparues. Je suis resté concentré, je n’ai pas cessé, c’est ce dont il faut se souvenir.

RTS

Que trouve-t-on dans ton Ipod en ce moment ?

Lupe Fiasco, The Cool and The Marshall Mathers LP. Des tas de sons.

Quels sont tes projets pour la suite ?

Je travaille sur un nouveau projet maintenant, je ne peux pas vous donner plus de détails mais je veux que RTS soit au top avant de passer au suivant.

Ta collaboration rêvée ?

Moi, Snoop, et un beat de RZA. Mon Dieu cette production serait terrible.

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