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Célébré outre-Atlantique mais encore peu connu du public lyonnais, ce jeune homme d’à peine 18 ans à tout pour plaire. Passionné de musique, Valentin alias noï fait partie de cette nouvelle génération de beatmaker. Celle qui fait chavirer tes oreilles avec un ordinateur et quelques logiciels.

 

Pourquoi t’appelles-tu noï ? 

À la base on m’appelle noïthingness, c’est en référence au film Nói albínói que j’ai beaucoup aimé. J’ai décidé il y a 1 an d’enlever le thingness pour garder seulement le noï. Les Anglais n’ont pas le tréma donc cela peut amener des situations drôles: lors d’un voyage à Los Angeles, on m’a appelé “NOI !”.

Qu’est-ce qui t’a envie donner de produire ?

Mon père est passionnée de Jazz et mon frère est devenu contrebassiste professionnel. Il m’a motivé puis poussé à m’inscrire dans une école de musique à l’âge de 8 ans. J’ai donc commencé à travailler la musique classique, puis je me suis à travailler le jazz tout seul de mon coté. Un jour mon frère est rentré de New-York et m’a donné son ancien ordinateur, un Power Book G4 avec le logiciel GarageBand à l’intérieur. J’ai commencé à faire quelques petites combinaisons et petit à petit je passais de plus en plus de temps dessus. Je me suis ensuite acheté un nouvel ordinateur avec Ableton, un synthé, un MPD32, et progressivement cet amusement est devenu ma passion.

Est-ce qu’il y a des artistes qui t’ont influencé ou qui t’influencent encore ?

Marvin Gaye, George Benson que j’ai vue 3 fois en concert, et pleins d’autres artistes funk. Des pianistes également comme Bill Evans et Michel Grailler. Je suis également passé par la période Ed Banger puis après j’ai écouté beaucoup de hip-hop comme J Dilla et DJ Premier.

Et tes voyages sur la côte ouest américaine ? 

J’ai fait un concert à Halloween avec Promnite et Fortune. J’ai joué à Paris, Lyon Amsterdam, Milan, Bordeaux, Montreal, mais à Los Angeles j’ai vraiment eu l’impression d’être respecté en tant qu’artiste. Il y a une sorte de respect dès le début, pas besoin de jouer dans de grandes salles.

Noi-beatmaker

On voit souvent ton nom associé au duo Twinztrack?

On s’est rencontrés via Soundcloud, le courant est directement bien passé. Avec Lucien Krampf, un autre ami on forme une vraie équipe. On pense d’ailleurs à monter un collectif tous les 4.

Comment as-tu intégré les labels Cosmonostro et Trapdoor ? 

Grâce à quelques messages avec Guillaume Bonte (co-fondateur de Soulection), qui a aussi fondé le label Cosmonostro. Ce qui est bien avec cette structure c’est que nous étions tous des artistes débutants, donc la dynamique était excellente. C’est comme cela que j’ai pu rencontrer Krampf, Akeda, Fitzroy, Echo, Phazz ou encore Stwo. J’ai pu ensuite rejoindre Trapdoor, mais au final je n’appartiens à personne.

Quel est ton style ?

C’est toujours mieux quand ce sont les autres qui définissent ton style. J’essaye en ce moment d’être un peu plus froid sur mes synthétiseurs en travaillent davantage sur les timbres. Avant de produire, je n’écoute pas de sons pour m’assurer de ne pas être trop influencé.

 

Ton opinion sur la scène lyonnaise ?

Elle ne me plait pas trop. J’ai l’impression que les lyonnais ont perdu cette optique musicale quand ils se rendent à des événements. Les gens ne vont pas voir un artiste, ils vont plutôt à une soirée. J’ai l’impression que lyon est de plus en plus comme cela.

3 sons que tu écoutes en boucle ? 

Big Sean – Fire, Alina Baraz & Galimatias – Fantasy, Pat Metheny – Above The Treetops.

Un dernier mot ?

Big up à Sergi et MFB !