En ces jours de pluie, et après la réouverture de certains musées, pourquoi ne pas aller faire un tour du côté du musée des confluences pour aller voir l’exposition « Prison, au-delà des murs », réalisée en co-production avec le musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge de Genève et le musée hygiéniste de Dresde en Allemagne, qui devrait se terminer à la fin du mois de juillet.

Pour la première fois depuis son ouverture en 2014, le musée aborde « un sujet de société qui comporte à la fois une profondeur historique et une réalité présente au quotidien sur la scène médiatique », selon Marianne Rigaud-Roy, la responsable du projet. L’exposition, conçue de manière immersive, repose sur un paradoxe propre à l’univers carcéral qui est d’isoler l’individu tout en préparant sa réinsertion dans la même société qui l’a condamné. 

Illustrée par la scénographie du Suisse Tristan Kobler, cette expérience s’articule autour de trois grandes cellules, chacune comportant des objets interdits, confisqués, voire même fabriqués par des détenus, des créations d’artistes ayant travaillé longuement en prison, des photos, mais également des extraits de témoignages, afin de représenter au mieux notre système pénitentiaire hérité du 18e siècle. Puis, dans un dernier espace réservé au Théâtre Nouvelle Génération de Lyon, le visiteur termine son voyage par une illusion d’optique qui achève de brouiller la frontière entre le monde de l’enfermement et la vie réelle.