Slim dollars

Slim Dollars a retenu mon attention quelques mois plutôt sur le track Diddy Smalls en featuring avec Supakali et Perrion – j’ai donc décidé d’en savoir un peu plus sur lui. Conquise par cette vibe old school et son flow aiguisée, je ne pouvais pas passer à côté d’une interview. Originaire du principal foyer de la culture afro-américaine, c’est agréablement que le emcee de Harlem se raconte. Découvre son lifestyle et ses ambitions…

 

Nom: Sharod Simmons aka Slim Dollars

Âge : 27

Hometown : Harlem, NY

 

Comment s’est déroulé ton enfance à Harlem ?

Mon enfance était cool… Je l’ai adoré. J’ai une grande famille qui se retrouve partout dans la rue, beaucoup de mes oncles et cousins étaient des hustlers. Ils étaient reconnus donc j’ai vraiment appris ce qui se passait dans la rue et comment ne pas être une victime de cet univers. J’ai aussi appris comment me débrouiller et devenir un homme très tôt, c’est ce qui m’a vraiment aidé. J’ai toujours eu un pied dans la street et l’autre dans la bonne voie. Cette dualité m’a aidé, je n’ai jamais laissé un de ces côtés prendre le dessus sur ma vie. De là où je viens beaucoup de gens meurent ou finissent en prison pour un long moment. J’ai toujours été assez malin pour savoir quand faire les bonnes choses et survivre dans la rue lorsque je faisais les mauvais choix.

Quand as-tu commencer la musique ?

J’ai commencé à rapper quand j’avais 9 ou 10 ans, mais j’ai vraiment commencé la musique à 16 ans. J’ai toujours écrit des morceaux, travailler mon flow et fait des battles quand j’étais plus jeune, mais il m’a fallu beaucoup de temps pour développer mon style.

Et quel est ton style ?

Mon style est celui d’un artiste de rue future millionnaire. Je parle seulement de succès, de progrès, de faire de l’argent et les choses que tu traverses durant ce processus. C’est pour cela que j’ai appelé mon prochain projet Underground Jesus, on a tous besoin de croire en quelque chose, quelque chose qui nous pousse.

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Quelle a été ta plus grosse influence musicale ?

Je dirais Jay Z et la click de Roc-A-Fella ! Biggie et tout Bad boy et aussi Def Jam ! des artistes comme Redman, Method Man, Wu-Tang bien sûr et beaucoup de RnB étonnamment comme Frankie Beverly, Maze, New Edition, Bobby Brown..

Tu produis aussi des morceaux. Quelle est ton processus de création ? Ton rap vient avant la production.

Je rappe en premier, je ne savais même pas comment produire jusqu’en 2009. Je venais tout juste d’avoir quelques soucis pour possession d’arme et j’avais besoin de trouver quelque chose pour rester hors des problèmes. J’ai donc déménagé chez ma mère à Philly pour un petit moment, et j’ai appris comment faire des beats parce qu’au même moment je prenais le rap plus au sérieux, mais je ne pouvais pas me payer les services d’un producteur. Une fois que j’ai appris mon processus musical, je suis devenu meilleur, je savais exactement les sons que je voulais et je connaissais tous les secrets que personne ne voulait m’apprendre.

On sait que le hip-hop new-yorkais n’est pas mort. Quelles sont tes artistes préférés sur Harlem et NYC ?

Le hip-hop de NY est loin d’être mort, on a beaucoup de choses qui se passent mais les gens ne s’en rendent pas encore compte. Mon pote Smoke DZA revient tout juste de sa tournée européenne ! Marty Baller de Trap Lord, Crystal Caines, Perrion, il y en a tellement !! En ce qui concerne NYC, il y a Fame School (dédicace à Telli et Slim, c’est la famille), Manolo Rose, Boogz Boogetz, il y en a énormément je ne voudrais pas oublier quelqu’un !

Sur ton dernier morceaux “Escalators”, on te retrouve dans un style totalement différent.

“Escalators” est un track que j’ai fait à L.A plutôt dans l’année avec Young Wolf Hatching, un des producteurs des Fall Out Boys. On a littéralement défoncé cette chanson en 30 minutes avant que notre session au Stadium Red Studios se termine. On a ensuite tourné la vidéo à L.A il y a quelques semaines, j’en suis plutôt fière ! Mais cette collab est seulement la première parmi tant d’autres avec les mecs de YWH. Ils sont tellement talentueux donc je me suis senti vraiment à l’aise pour le faire. Je sais que je peux montrer aux gens combien je peux être talentueux et diversifié.

 

Plus jeune tu étais sur le label de Russell Simmons. Avec cette expérience, tu penses à être signé de nouveau ou préfères-tu garder ton indépendance ?

Je resterais indépendant. Quand j’étais sur le label Russell Simmons Music Group, j’y étais en tant qu’écrivain et j’ai vraiment appris le business depuis les coulisses. J’écrivais pour Gotti Boys (les petits-fils de John Gotti) qui avait une émission de télé sur A&E au même moment et aussi pour plusieurs autres artistes. Mais quand le label s’est dissous après des problèmes financiers, j’ai commencé à faire mon propre truc. Merci à Kenny Lee, il m’a découvert et m’a beaucoup appris. Maintenant j’aimerais construire ma marque et bénéficier un peu plus de mon talent. J’ai même refusé deux grandes offres ces derniers mois, je ne suis pas encore prêt et je vois plus de potentiel en le faisant seul.

En Mars, tu sors ton EP ‘Underground Jesus’. Peux-tu nous présenter l’esprit du projet ?

Underground Jesus est un projet sur lequel les gosses peuvent compter tout au long de leur journée. La bande-son des temps modernes pour la personne qui veut poursuivre ses rêves et essaye de rester concentré dessus.

Tes plans pour cette année ?

Rester au top de mon game. J’ai lancé un groupe de marketing créatif appelé The Tripest Brand dans lequel on fusionne artistes, marques, vie nocturne/concert. Jusqu’à présent on a été en mentionné par le magazine Forbes pour nos efforts de marketing. J’aimerais aller un peu plus loin avec les événements et vraiment devenir mondial.

Quelque chose que tu aimerais ajouter ?

Continuez de me suivre sur mon site, sur twitter et vous pouvez me contacter par mail. J’espère bientôt faire mon premier show à Paris, je vais vous montrer comment tout déchirer !