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Miles From Kinshasa nous vient tout droit de Londres, grâce à son talent, son oreille musicale et son histoire, il a su nous transporter dans son univers et veut nous transmettre son amour pour la musique. L’artiste naissant passionné de pop des années 80/90 est arrivé en septembre 2015, avec son tout premier clip intitulé “Ivry”. Instrument de musique à part entière, rythmique futuriste, quand atypique rime avec mélodique, charmé par ses ritournelles, rencontre avec un personnage hors du commun.

« Jusqu’ici tout va bien … Jusqu’ici tout va bien¹ »

 

  • Salut Miles from Kinshasa pour commencer, est-ce que tu peux te présenter ?

Bien sûr ! Salut, je suis Miles From Kinshasa, Je suis un chanteur, auto-compositeur et producteur. Je viens de Londres, et je suis né à Kinshasa qui est la capitale de la RDC (République Démocratique du Congo).

  • Tu es tout nouveau dans le monde de la musique, pourquoi tu as décidé de commencer seulement maintenant ?

Eh bien, Je pense que Miles from Kinshasa comme un projet est nouveau dans le monde. Musicalement j’ai fait pas mal de voyage cette dernière décennie, ce qui m’a amené à mettre tout ce que j’ai appris, entendu et vu en commun, digérés dans un bol et voir ce que cela donne. Je suppose que je me suis amélioré en rassemblant toutes ces choses pour revenir avec un projet intéressant par rapport à ce que je faisais il y a de cela quelques années.

  • Quels genres de musique t’inspirent ?

Tout ce qui est mélodieux, j’aime énormément la pop de la fin des années 80 et début des années 90. J’adore le fait de découvrir de nouvelles choses dans les vieux sons, c’est ce genre de moments qui m’inspire totalement.

  • La musique de ton pays d’origine le Congo, est-elle une source d’inspiration ? Elle est considérée comme la plus belle musique d’Afrique.

Oui bien sûr, elle a été l’inspiration pour ce projet. J’ai subi une opération chirurgicale du genou l’an dernier et je sortais d’un autre projet un peu plutôt dans l’année. Je suis arrivé à un point où je me demandais si je voulais réellement faire ça, si je le fais, je dois mettre entièrement dedans. J’avais cette impression que je le devais à tous ceux qui sont rentrés au pays et qui n’auront peut-être jamais cette opportunité de s’exprimer devant un public alors que moi je peux .

Donc il était tout à fait logique d’avoir mon héritage en premier plan dans la musique. Les musiciens congolais savent vraiment jouer, je suis jaloux des mélodies, les goûts de Franco, Dr Nico Kasanda et Tabu Ley. Je pense que la riche histoire de la musique que nous avons, se perd complètement dans toutes les folies que le pays a traversées ces deux dernières décennies. Mais j’aime tout de mon pays le bon comme le mauvais côté, c’est ma terre, c’est moi.

  • Peux-tu définir ton univers ?

Je ne sais pas si je pourrais le définir, pour être le plus compréhensible, c’est à travers la musique mais j’ai l’impression que ce n’est qu’une partie de mon monde.

  • Pourquoi as-tu choisi d’appeler ton premier titre “Ivry” ?

Il y a 2 explications, quand je commence un projet et que je le sauvegarde je lui donne toujours le nom d’un lieu en France, une ville, une province, un département ou peu importe, c’est ce que j’appelle une démo. Mais depuis que j’ai regardé La Haine pour la première fois il y a de cela quelques années, j’ai pu vraiment m’identifier à la frustration qui a été évoqué dans le film, ce qui m’a beaucoup rappelé le temps que je passais à Ivry et dans le 13 ème arrondissement de Paris durant mes vacances scolaires. J’ai juste tout mis ensemble et c’était tout simplement logique d’une certaine manière donc j’ai gardé le nom.

 

  • Tes deux musiques semblent très personnelles, pour qui est adressé le son “Kaya” ?

Mes musiques sont très ambiguës parfois, je ne sais même pas à qui je m’adresse. Je me plais à penser que c’est une femme qui me connaît très bien, je ne vais probablement pas lui dire donc je l’ai personnifié en musique d’une certaine manière.

 

  • Je te suis sur les réseaux sociaux et j’ai remarqué que toutes tes photos et même ton feed sur instagram sont très old school et aussi ton clip, peux-tu m’expliquer pourquoi ?

Je pense qu’être un enfant qui se souvient de grandir dans cette ère analogique ainsi que l’ère numérique, parfois me donne le désir que cette analogie se ressente dans les choses. Comme j’ai pris de l’âge, j’ai été un petit plus attiré par ce côté, c’est probablement pour cela qu’on le perçoit dans des sons comme IVRY et les choses que je poste à travers les réseaux sociaux.

  • Qu’est-ce que tu écoutes dans ton iPod en ce moment ?

La plupart de mes démos, c’est plus par nécessité que toute sorte de vanité, je suis obsédé par l’écoute de mes chansons dans différents contextes juste pour voir comment je me sens à différents moments de ma journée et d’autres choses. Mis à part cela, je ne pense pas que je puisse passer une journée sans écouter Beach House ou Tame Impala. Honnêtement mélodiquement, je pense que personne sur cette planète est au niveau de Kevin Parker (chanteur du groupe Tame Impala), d’ailleurs “Mind Mischief” est l’un des meilleurs son que j’ai entendu de toute ma vie.

  • Quels sont tes futurs projets ?

Sincèrement, je suis seulement le flow, je suis en train de bosser sur un album mais attendons de voir où tout cela va m’emmener.

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¹. A la fin du clip “Ivry” on entend la phrase mythique du film La Haine de Mathieu Kassovitz prononcé par cousin Hub.