Après avoir annoncé son concert de K-pop prévu pour le 25 mai, le compte Tik Tok Stage a fait une deuxième révélation : un concert de K-hip hop en collaboration avec Hiphopplaya aura lieu deux jours après le premier.  

Bien que le festival Hiphopplaya ait été annulé, le média de hip-hop sud-coréen n’a pas baissé les bras et revient avec un live en collaboration avec TikTok dans le cadre de la campagne #smilewithTikTok. À l’affiche on retrouve les 22 plus grands noms du K-hip hop : Epik High, Jessi, Jay Park, E Sens, Zico, Giriboy, Crush, Heize, Changmo, Dean, Sik-K, Bobby, Superbee, Miso, Kid Milli, pH-1, Uneducated Kid, Ash Island, Yuzion, Tabber, TWLV et All Ready Crew. La plateforme a également annoncé qu’elle ferait une donation de 0,50$ par nombre de viewers à l’organisme de bienfaisance « Community Chest of Korea » pour lutter contre le coronavirus. 

À l’occasion de cet évènement qui se déroulera le mercredi 27 mai à 20h, heure sud-coréenne soit environ 13h en France, nous avons décidé de retracer rapidement l’histoire du K-hip hop. 

Le Korean Hip-hop, plus communément appelé K-hip hop, est une forme de Hip-hop provenant de Corée du Sud. Bien qu’il présente de nombreuses similitudes avec le hip hop américain, et qu’il en soit très largement inspiré, ce sont bel et bien deux styles différents. 

Apparu à la fin des années 1980 dans les nightclubs de Itaewon, lorsque les règles du pays commençaient à s’assouplir, le K-hip hop résulte d’un mélange entre l’anglais et le Coréen. Les rimes étaient formées à partir de syllabes des deux langues, ce qui au début des années 2000 était fortement décrié. De nombreux artistes se sont alors mis à utiliser exclusivement leur langue maternelle, comme le groupe Garion, ou encore le rappeur Verbal Jint qui a introduit les rimes en coréen, malgré la complexité grammaticale de cette langue. 

Au-delà des différences linguistiques, l’aspect culturel est aussi un élément-clé de différenciation. Plusieurs domaines sont touchés par ce phénomène, le premier étant les paroles. En effet, les chansons américaines relataient de sujets tels que les femmes, l’argent, la drogue, tandis qu’en Corée du Sud on préférait parler de problèmes sociaux ou d’histoires personnelles. Dans un deuxième temps, les instrumentales comportaient parfois des sons traditionnels, qu’ils soient religieux ou proviennent d’instruments. Un des exemples les plus parlant reste le rappeur MC Sniper. 

Au fil des années et avec l’arrivée d’internet le K-hip hop a commencé a prendre une ampleur internationale jusqu’à avoir le succès qu’on lui connaît aujourd’hui. L’apparition d’émissions télévisées telles que « Show Me the Money » ou encore « Unpretty Rapstar », ainsi que la montée des réseaux sociaux ont propulsé ce genre musical alors peu connu dans le monde jusque dans le classement des Billboard. 

Maintenant que vous en savez un peu plus sur ce qu’est le Korean Hip-hop, nous vous invitons à aller jeter un coup d’oeil au concert de mercredi et vous laissons avec « iffy » de Sik-k, pH-1 et Jay Park.